
Aujourd’hui le monde n’est plus tant en crise économique mais plutôt en pleine crise iconomique. Faute de nouveaux modèles à suivre on remet au goût du jour les hommes masqués, les millionnaires philanthropes et les mutants bienfaiteurs. Pourquoi ? Spiderman a dit : « Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. » Cette maxime est devenu un hymne chez les super héros que le public voudraient sûrement retrouver chez ses politiques. Décryptage d’un phénomène générationnel qui en dit long sur l’état actuel de notre société.
Qui sont ils ?
Hormis dans le dernier Batman, le super héros n’a pas de réel problème financier. On ne le voit jamais entrer dans une banque, sauf si celle ci menace d’exploser, il ne semble pas avoir le temps de manger ou de s’acheter des vêtements. Bref il est humanoïde mais pas vraiment humain. Il ne semble pas se préoccuper des besoins primaires et matériels qui régissent beaucoup la vie de son public. Et cela fais rêver, le héros ne vis pas d’amour et d’eau fraiche mais d’adrénaline et de sentiments, ce qui n’est pas très couteux. Ces derniers temps ce sont trois grandes catégories de super héros bataillent et qui séduisent le public. Le millionnaire ( Batman, ou Iron man ), l’étudiant insouciant et génétiquement modifié ( Spiderman ) et enfin l’animal ou le demi dieu exclus de notre société ( Thor ou Hulk ). A coté de ça les femmes elles sont d’agiles voleuses : Black Widow ou Catwoman ont en commun de splendides combinaisons ultra-moulantes qui révèlent simplement une grande sensibilité je vous rassure. Elles sont belles mais aussi intéressées qu’inintéressantes. Les femmes semblent elles faire cas de l’argent, la dernière Catwoman de « Batman Rises » voleuse émérite est séductrice d’hommes fortunés. Si l’homme trouve donc justice aux yeux du public la femme super-héros, elle ne fais pas rêver.
Pourquoi font-ils rêver ?
Le super héros est donc avant tout un concept. Mais un concept bien agité, qui rêve, qui se surpasse et surtout qui se bat pour des idées. Ce qui semble de plus en plus rare et surtout de moins et moins glamour dans la réalité fais frissonner dans les films. Les super-héros s’ils ne sont pas toujours humbles, sont toujours engagés. Qu’ils se battent contres des monstres extraterrestres, des fous ou l’ordre établit parfois, ils affrontent avant tout les préjugés. Il lutte pour une vision juste du monde. Cela l’amène à se frotter à des politiciens véreux, des forces de l’ordre bornés. Dans Batman The Dark Knight Rises, le jeune inspecteur de police finit par jeter son insigne au dessus du pont de Brooklyn et il va enfiler son futur costume de super héros. Robin se dévoile au grand jour après avoir tourner le dos à l’armée et à la politique. Le super-héro se place au dessus de la justice, des hommes politiques et de la corruption. La loi il la fait seul et sans se fier aux système en place car partout il permet aux « méchants » aux ennemis de se soulever.
Le public est aussi un brin nostalgique, surtout le public américain qui a trouvé en Captain America un super héros digne de leurs instants de gloire. Dans « the avengers », Colson, un général de l’armée déclare a Captain America : « Les gens ont besoin d’un modèle, de nostalgie avec ce qui arrive actuellement ». En fait le public veut voir des gens exceptionnels se sacrifiaient pour faire avancer le monde à leur place, c’est exactement ce qu’il se produit à la fin du dernier Batman : celui ci se sacrifie pour sa ville.
Finalement le super héros qui évolue souvent en période de crise dans les comics, séduit dans les mêmes conditions dans la vraie vie. Fatigué de la politique, des envolées des prix du pétrole et des conflits, quand le peuple souffre, qu’il n’a plus de repère que fait il ? Il se réfugie dans l’imaginaire, c’est bien connu. Les super-héros sont des vendeurs de rêves, des patch anti-crise.
