Le 7 février, Christian Estrosi confirmait l’ouverture d’une salle de prière dans le quartier Bon Voyage à Nice. Le mouvement politique identitaire niçois, Nissa Rebela, n’a pas attendu une semaine pour mettre son nez dans l’affaire et semer la zizanie…

Le maire a confié la gestion de cette salle le jeudi 6 février dernier, à l’ Association Musulmane des Alpes Maritimes. Il s’agit d’une association membre de l’Union des Musulmans des Alpes Maritimes. Et c’est là que le bât blesse : « L’UMAM émane de l’UOIF l’Union des organisations islamiques de France. Soit la branche radicale de l’islam en France liée à la mouvance des Frères musulmans » dénonce le leader de Nissa Rebela, Philippe Vardon. Pour faire valoir ses propos, l’homme n’en reste pas là. Il diffuse une vidéo où l’on entend le premier adjoint de la ville de Nice, Benoît Kandel, enregistré à son insu par une militante identitaire lors d’une fête de quartier. L’élu y évoque le quartier de Roquebillière qui « se prête davantage à ce type de projet car là-bas ça ne gêne personne. Il n’y a quasiment pas de Niçois dans le secteur ! » Le leader du groupe demande à Benoît Kandel, conseiller général du 12ème canton, de s’excuser dans un premier temps, puis de démissionner. En effet « il reconnait donc qu’il existe des quartiers à Nice où il n’y a quasiment plus de Niçois et méprise ainsi ses électeurs, puisque le quartier Roquebillière est dans le 12ème canton ». L’adjoint quant à lui, dénonce des méthodes de « petits boutiquiers » qu’il subirait à cause de ses origines alsaciennes.
Quant à la salle de prière en elle-même, oubliée dans l’affaire, les travaux commenceront après la signature du bail. La date de la ratification n’est pas encore arrêtée.
Lucile Dalmasso
