En un mois, la quantité de déchets alimentaires dans l’établissement a été réduite de 30 %. Une réussite pour ce collège, partisan d’une culture écologique.
Une réduction de 30 % des déchets organiques jetés. C’est le résultat de l’opération « Agir contre le gaspillage alimentaire dans la restauration scolaire », au collège Jules-Verne de Cagnes-sur-Mer. Un effort mesuré chiffres à l’appui. Ainsi, ce lundi seulement 1,4 kg d’endives a été jeté contre 6,5 kg le 16 mai, lors de la première pesée. Dans la cantine de cet établissement cagnois, rien n’est plus pareil. Les 400 demi-pensionnaires sont davantage éco-responsables.

« Avertir les élèves. » C’est le mot d’ordre de ce projet, comme le précise Émilie Pisano, professeur de français. C’est elle qui a proposé, l’année dernière, d’agir ici contre le gaspillage alimentaire. « Je suis très intéressée par l’écologie. J’aimerais transmettre cet intérêt à mes élèves. Il faut qu’ils prennent conscience de la planète et qu’ils deviennent les acteurs de sa future évolution », affirme l’enseignante.
Cette sensibilisation au gaspillage alimentaire a été subventionnée et soutenue par le Conseil général des Alpes-Maritimes. « Le but de cette action a été avant tout de réduire nettement les déchets alimentaires », précise Claire Bagnis, technicienne à la direction de l’environnement et à la gestion des risques.
Mais dès septembre, l’opération entrera dans une deuxième phase avec l’installation d’un système de compostage dans la cantine. « L’autre but de cette action est de valoriser les déchets en matière organique pour faire de l’engrais pour les jardins du collège », souligne encore Emilie Pisano.
Une opération à succès
Investis, les élèves affirment clairement leur engagement dans cette démarche. Vingt-quatre éco-délégués représentent chaque classe de la 6e à la 3e.« Ils ont été préparés pendant une année entière. On leur a donné une formation sur l’écologie pour qu’ils comprennent de quoi il s’agit véritablement », ajoute la prof de français.
Coralie, 15 ans, est l’éco-déléguée de sa classe de 3e : « Il est très important de sensibiliser les gens sur les bienfaits de l’écologie, c’est pour ça que je voulais être représentante. » Chaima, une élève de 4e, se réjouit quant à elle de « l’implication des chefs cuisiniers dans le projet » et de la « communication qui s’est instaurée entre les écoliers et l’équipe de restauration ». Comme Yohan, second de cuisine, qui « s’engage à veiller à ce que les élèves n’aient pas les yeux plus gros que le ventre ».
Cuisiniers et élèves main dans la main dans cet engagement pour la planète. C’est sûr, l’établissement suit désormais la ligne verte. Et, pas question de s’arrêter en chemin. La création d’un potager dans le jardin est d’ailleurs en projet… De quoi ravir les jeunes écologistes.
Lora Goleminova
