Le centre Inserpro, avenue Gambetta à Nice, propose un nouveau départ aux Niçois qui rencontrent des difficultés à s’insérer dans le monde du travail. On y adhère gratuitement.
Viséo. C’est le nouveau poulain de l’association ALC (Accompagnement Lieux d’accueil, Carrefour éducatif et sociable) et pour cause, il a obtenu des résultats très positifs depuis son début. Magali Battara est éducatrice spécialisée, c’est elle qui est à l’origine du projet : « Le but est de parler du métier idéal, de faire émerger les désirs et de mettre en avant les capacités de chacun ». Durant quatre mois, le programme prévoit trois rendez-vous par semaine dans ses locaux autour d’ateliers variés : photo, langage informatique, rédaction, droit du travail, simulations d’entretiens…
Un entretien individuel est planifié chaque mois auprès d’une personne-ressource, une éducatrice spécialisée ou une conseillère en insertion qui encadre le programme. L’association prévoit des sessions composées de dix personnes, qui débutent tous les six mois. « Les vingt personnes qui ont déjà achevé le programme ont déjà repris confiance en elles, c’est très positif ! » assure Magali Battara.
Laïla a suivi le programme Viséo.

Quelle était votre situation avant de débuter ce programme ?
J’étais femme de chambre. Je n’étais plus capable de dire stop à mon patron. Il m’exploitait et me trimbalait d’hôtel en hôtel alors que ce n’était pas stipulé dans mon contrat.
Comment êtes-vous arrivée dans ce centre de réinsertion ?
Mon assistante sociale m’a redirigée vers ce centre de réinsertion car je voulais être auxiliaire de vie depuis longtemps, mais je n’étais plus capable de rien, j’avais perdu toute confiance en moi. J’ai arrêté de travailler.
Que vous a apporté le programme Viséo ?
Beaucoup de choses ! J’ai pu reprendre confiance en moi grâce à l’expression de groupe. Moi qui sortais de l’isolement, ça m’a fait du bien de rencontrer des gens comme moi, de m’exprimer.
J’ai également appris à faire mon CV. Pas celui que les autres font pour vous. Celui que l’on fait soi-même et qui reflète sa personnalité. Je me sens prête à aller le déposer, j’ai appris à le mettre sur une clef USB, à l’envoyer par mail aussi… Et à téléphoner à un employeur pour une embauche. Car on s’est exercé avec des simulations d’entretiens téléphoniques. Ça a été une des activités les plus stressantes mais absolument nécessaire.
Après avoir suivi ce programme, qu’avez-vous fait ?
Cet été, j’ai fait une formation de quatre semaines d’auxiliaire de vie avec l’association Reflets. Ce programme m’a aidé à affiner mes aspirations professionnelles. Je me suis rendue compte que je voulais devenir assistante de vie aux familles. En mars, je vais commencer une formation de six mois pour me former à ce métier. Avant j’étais incapable de m’engager dans ce type de formation. Maintenant, j’assume complètement !
Lucile Dalmasso
