Ils étaient quelques dizaines de personnes rassemblées devant la basilique Notre-Dame de Nice, samedi 15 février pour rendre un dernier hommage à Melisa. La fillette de 8 ans et demi est morte ce mercredi, brûlée vive dans l’incendie d’un camp de roms à Bobigny (93).

Associations, familles roms et anonymes ont répondu à l’appel lancé par l’association Pralès pour la défense des droits des roms. En mémoire de la petite fille décédée la semaine passée, ils déposent des fleurs et allument des bougies sous le ciel grisâtre de Nice. Mais ils clament aussi leur colère. Car Melisa est devenue le triste symbole d’une communauté toujours plus dénigrée et laissée pour compte.
« En 2013, 135 roms ont été évacués en Seine-Saint- Denis, explique Viorel Costache, président de l’association Pralès. Les habitants sont condamnés à l’errance, en abandonnant leur cabane pour les reconstruire un peu plus loin. Avec comme conséquence la précarité qui s’amplifie et l’insécurité qui augmente. D’où de nombreux départs d’incendie, dont celui qui a été fatal à Melisa ».

Nous avons rencontré Richard Pfau, militant pour les droits des Roms dans les Alpes-Maritimes. Il livre son sentiment sur cette triste affaire, non sans dresser un parallèle avec la situation locale.
Pourquoi êtes-vous venu à ce rassemblement ?
La faute à qui?
Le lendemain, à Bobigny, 500 personnes se sont rassemblées pour une marche blanche en l’honneur de Melisa.
Mathias Hubert
César Prieto Pérochon
