La coordination européenne pour le Droit au Logement et à la ville a organisé le mercredi 12 mars une manifestation contre le MIPIM (Marché International des Professionnels de l’Immobilier) qui s’est déroulé du 11 au 14 mars au Palais des Festivals. Un acte symbolique de lutte contre la spéculation immobilière.

C’est une première. Sur place, douze délégations européennes et de nombreux militants locaux. Malgré la réticence de la commissaire de police de Cannes et du député-maire Bernard Brochand l’événement a bien eu lieu au marché Forville et non pas sur les Allées de la Liberté comme initialement prévu. La journée a commencé par une conférence de presse, où les représentants européens ont dénoncé le rôle du MIPIM dans « les crises qui ébranlent les économies et appauvrissent les peuples ». Ensuite il y a eu un repas populaire place du marché. Le moment le plus attendu, le tribunal populaire des « spéculateurs », a commencé en début d’après-midi. Chaque délégation s’est exprimée pendant environ sept minutes. « Promoteurs et spéculateurs se jouent des crises, changeant de terrain de jeu lorsque le précédent est dévasté, et y retournant à nouveau lorsqu’il est remis à flot et ce, au prix de nombreux sacrifices des populations et des Etats ». Les propos étaient virulents envers ces « requins de l’immobilier », mais l’ensemble de la journée s’est déroulée dans le calme. La veille, des militants du DAL avaient occupé les locaux d’une agence foncière à Paris : « Cette agence se rend au MIPIM, on suppose qu’elle va vendre du patrimoine public », avait expliqué un des porte-parole du DAL.

Le MIPIM ce sont 20 000 professionnels –responsables de banques et assureurs, fonds d’investissements, fonds souverains, architectes, promoteurs, collectivités publiques, etc- qui vont défiler devant le Palais des Festivals. Trois « marchés prometteurs » ont été mis à l’honneur : Turquie, Brésil et Russie. Pour les « anti-MIPIM » il s’agit bien des trois prochaines victimes de la spéculation.
Jean-Baptiste Eyraud, fondateur de l’association Droit Au Logement (DAL), estime que les collectivités publiques aident les spéculateurs à faire leur « business ».

Une militante venue de Lisbonne se félicite de ce premier pas vers une coalition européenne pour défendre le droit au logement.
Pour Henri Rossi, président de la Ligue des Droits de l’Homme pour le secteur Cannes-Grasse, il faut sanctionner plus durement les municipalités qui ne respectent pas la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain).
Parmi la classe politique, seul le Front de gauche était représenté. « Les banques et les assureurs nous disent que c’est pour fluidifier le marché. Nous, on dit que ça sert à spéculer », a résumé Dominique Henrot, candidat à l’élection municipale de Cannes.
Nicolas Richen
César Prieto Pérochon

Bonjour, Papier intéressant et sympa mais attention erreurs. Ce n’est pas le Dal qui a organisé cette action mais la coordination européenne pour le droit au logement et à la ville. m^me si c’est une militante du Dal et coordinatrice du réseau international No Vox qui pour la coordination européenne était chargée de la mise en œuvre en partenariat avec les mouvements locaux. Le Dal est membre de la coordination et c’est à ce titre qu’il était présent comme l’ensemble des mouvements de lutte pour le droit au logement européens.
Annie Pourre,membre de la direction nationale du Dal et coordinatrice du réseau International No Vox. et une des animatrices du réseau européen pour le droit au logement et à la ville.
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Bonjour. En effet, c’est une erreur. C’est modifié. Merci à vous.
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Merci à vous. C’est corrigé !
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