Les grèves contre la réforme des professions réglementées continuent. Aujourd’hui, c’était au tour des pharmaciens de hausser le ton dans plusieurs villes de France.
Une réforme en faveur de la concurrence
A l’origine du projet, le ministère de l’Economie. Libéraliser certaines des professions réglementées, qui bénéficiaient jusque là d’un statut un peu particulier, laisserait le champ libre à la concurrence. Le but ? Relancer l’économie en baissant les tarifs. Selon Bercy, cela permettrait d’augmenter le pouvoir d’achat et de créer de nouveaux emplois.

Sur le papier, cette réforme semble profiter à tout le monde. Mais pour certaines professions, comme les pharmaciens, elle n’amènerait pas que du positif. Les clients pourraient très bientôt acheter certains médicaments, comme du paracétamol ou des tests de grossesse, directement en moyennes ou grandes surfaces (certains sont déjà disponibles à la vente). Même s’ils ne semblent pas dangereux à première vue, les laisser à la vente libre comporte des risques. C’est ce qu’explique Amende Chanay, dirigeante de la pharmacie Chanay Lauze de Cannes.
Elle pense par ailleurs que la commercialisation de médicaments met en danger les pharmacies.
Même si la situation semble critique, pour Amende, faire la grève n’est pas la solution adéquate.
Manon Bazerque

Le raisonnement me semble fallacieux! » Relancer l’économie en baissant les tarifs. Selon Bercy, cela permettrait d’augmenter le pouvoir d’achat et de créer de nouveaux emplois. ». Pas si sûr! car le pseudo pouvoir d’achat donné aux uns est en réalité un pouvoir d’achat repris aux autres ! A ce niveau, c’est un jeu de somme nulle. En baissant le prix des médicaments, inévitablement on jouera sur 2 points :: on paupérisera certaines officines, car contrairement aux idées répandues, toutes ne roulent pas sur l’or, (et on pourra voir des officines disparaître), et on limitera l’emploi dans le secteur.
En économie, j’en suis resté à un stade simple voir simpliste. Et mon credo est R=C+E, cad le revenu est égal à la consommation + l’épargne. Le problème est que la notion d’épargne est beaucoup plus large que le sens habituellement entendu. Il y a notamment dans l’épargne le remboursement des crédits, (il s’agit bien d’une épargne anticipée) mais aussi l’épargne obligatoire, en clair l’impôt sous toutes ses formes. Pour un particulier, diminuer l’impôt libère du pouvoir d’achat, pour en entreprise, cela libère une capacité d’investissement. Et la consommation et l’investissement sont deux des principales causes (sinon les seules) de la croissance.
Donc une politique ambitieuse devrait viser non pas la baisse des revenus de quelque profession que ce soit, mais bien plutôt la croissance par la baisse de l’impôt et autres prélèvements obligatoires. Et dans un cercle vertueux, la croissance permet même d’envisager la hausse des revenus et donc du pouvoir d’achat, et bien sûr l’emploi.In fine, même l’impôt en bénéficie par le jeu de la TVA.
Sur ce cas particuliers des pharmacies, il y a évidemment l’action des lobbies GMS en arrière plan,
Je viens d’écouter à l’instant les commentaires de Mme Chaunay, et je vois que nous sommes en phase.
Nous avons donc tous intérêt de défendre nos pharmacies.
Je n’ai malheureusement pas eu le temps de m’informer de ce qui attend les autres professions réglementées. J’imagine assez mal la concurrence autre que celle d’un confrère ayant les mêmes prérogatives dans les métiers tels que ceux de notaires huissiers…
Le problème de ces professionnels, problème contre lequel il faut lutter, est que dans la population ils passent pour des nantis. Certes la plupart gagnent bien leur vie. Mais combien de français connaissent le prix d’une étude notariale, et combien sont capables de faire la distinction lors du règlement des frais notariés entre ce qui revient réellement au notaire et ce qui va à l’Etat? Pour beaucoup, tout va dans la poche du notaire! Faux évidemment, l’essentiel va au Trésor Public.
Personnellement certains jours je me mets à rêver. J’imagine que nos gouvernants comprennent que ce n’est jamais en alignant chacun sur le bas qu’on développe une nation économiquement prospère. mais tout au contraire en aidant les gens à s’améliorer et en évitant la démagogie. Et je le pense pour tous les secteurs d’activité de l’école à la retraite.
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