À l’occasion des 36e RCC, l’immigration est un thème récurrent dans les films en compétition. Une situation loin d’être le fruit du hasard.

Capture d’écran DR
Cette année aux Rencontres Cinématographiques de Cannes, cinq films abordent le sujet de l’immigration dont quatre en compétition : Border Line, Frémont, Green Border, Moi capitaine et La Tête Froide. Une situation loin d’être anodine selon Pierre de Gardebosc, membre du comité de sélection des films pour les RCC : « Le cinéma est le reflet de ce qui se passe dans le monde, ça traduit en partie la réalité. Au fil des années, j’ai vu une évolution positive sur le nombre de films qui évoquent ce sujet » témoigne celui qui travaille aux RCC depuis 22 ans. Des films poignants avec des effets qui se répercutent sur la société : « Je pense que ça peut faire bouger les choses car les gens sont marqués par ce qu’ils voient. Puis cette année, il y a de la bonne matière », ajoute Pierre de Gardebosc.
« L’immigration sera un thème clef des trente prochaines années«
Stéphane Marchetti est réalisateur du film La Tête froide qui sortira le 7 février 2024. C’est son premier long-métrage après plusieurs documentaires : « Quand j’étais petit, je voulais changer le monde. Ce film est dans la continuité de ce que j’ai fait. L’immigration sera un thème clef des trente prochaines années, c’est important d’en parler. » Auteur d’un documentaire à Gaza en 2007, il souhaite sensibiliser la population à ce sujet : « Les gens ont envie d’être informé différemment, même par la fiction, ça peut aussi changer les perceptions. » Une preuve que le cinéma s’adapte aussi aux sujets de société et a pour vocation de faire évoluer les mentalités.
Écrit et édité par Romain HENRY
