RCC 2023 : les coups de cœur de la rédac’

Pendant une semaine, les étudiants en deuxième année de l’École de Journalisme de Cannes ont couvert la 36ᵉ édition des Rencontres Cinématographiques de Cannes. Rencontres, films et masterclasses, voici nos coups de cœur !

Du 20 au 26 novembre 2023, les étudiants de l’EJC ont couvert la 36e édition des Rencontres Cinématographiques de Cannes. Photo Clément Guillonneau.

Faustine Bassac : « Fadette Drouard et Victor Saint Macary ont présenté la masterclass Autour du scénario, rythmée par de riches échanges avec le public. Moi qui ne suis pas une grande cinéphile, j’ai adoré écouter ces deux scénaristes parler de leur métier. »

Clément Guillonneau : « La Nouvelle femme, de Léa Todorov, l’histoire de deux femmes aux destins liés. J’ai adoré cette œuvre, que j’ai trouvée intéressante et inspirante, sur l’affirmation et l’émancipation des femmes, dans une société patriarcale du début du XXe siècle. »

Angèle Ingrand : « Céline Song, avec son premier film, Past lives, nos vies d’avant, offre une histoire d’amour d’enfance innocente qui dérive vers un triangle amoureux déchirant. Un film qui pourrait se résumer en deux mots : et si ? Un voyage émotionnel qui m’a bouleversée. »

Estelle Fierling : « Ali Marhyar a mis plus de six ans à écrire le synopsis de Comme un prince, son premier film. L’histoire, basée sur un ex-champion de boxe qui va devenir le mentor d’une jeune ado, mêle humour, valeurs humaines et leçons de vie. Un cocktail d’émotions qui sortira le 17 janvier. »

Lili-Jeanne Bluteau : « 20 000 espèces d’abeille, d’Estibaliz Urresola Solaguren. Une actrice de 10 ans, Sofia Otero, impressionne par son jeu de crise transidentitaire. Mais le film accompagne en plus ce sujet, pourtant lourd, d’une ambiance légère et de la douceur de la solidarité féminine familiale, un beau contraste qui, pour l’instant, séduit la critique. »

Romane Passet : « Mon interview avec Ali Marhyar, réalisateur de Comme un prince. Il m’a extrêmement bien reçue, il était très souriant, à l’écoute, mais surtout très humble. Il m’a expliqué que le scénario de son film est autobiographique : lui-même rêvait de devenir champion olympique étant adolescent, mais il n’a jamais pu l’être et a rebondi sur la passion du cinéma comme Souleyman, le personnage principal. »

Flavie Veillas : « Romain Gimenes, professeur de spécialité cinéma au lycée Bristol. Sa spontanéité et sa bonne humeur font rayonner ses élèves. »

Lucie Verdier : « Le film Les Filles d’Olfa, de Kaouther ben Hania. Le mélange entre témoignages réels et scènes jouées par des actrices m’a étonnée et beaucoup plu. J’ai aimé la réflexion apportée sur la religion et la relation entre cette mère et ses filles. »

Nina Osmond : « Pour son premier long métrage, Pier-Philippe Chevigny, réalisateur de Dissidente, entraîne le public dans le combat d’Arianne, révoltée par l’injustice sociale au Canada. Transportés de l’autre côté de l’Atlantique, les cinéphiles découvrent les rouages d’un système d’exploitation. Un film émouvant et sociétal pour briser l’omerta sur les abus d’importation de main-d’œuvre.  Préparez-vous à sortir les larmes aux yeux, troublés par l’impuissance des victimes et de leurs défenseurs. »

Nafida Abdillah : « Le film du réalisateur italien de Gomorra, Matteo Garrone, Moi, capitaine. Né du tissage de plusieurs récits de jeunes qui ont éprouvé la traversée de l’Afrique vers l’Europe, c’est un chef-d’œuvre. Le cinéaste humanise ces migrants, leur donne des noms et une histoire, là où les médias tout particulièrement ont tendance à les représenter derrière des chiffres, des bilans, des embarcations à la dérive. Pour une fois, la caméra est placée de l’autre côté, celui de Seydou et de Moussa, deux jeunes Sénégalais remplis de rêves. »

Aurélien Dufour : « Une relation entre un fils et sa mère, bipolaire, qui oscille entre amour et haine, fait passer des rires aux larmes. La Vie de ma mère, le premier film de Julien Carpentier rappelle l’affection, le dévouement de nos mères. Et l’amour que nous leur devons. Alors pour toi, maman, je t’aime. »

Edité par Clément GUILLONNEAU

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