Au lycée Bristol, les lycéens en spécialité cinéma se perfectionnent grâce aux Rencontres cinématographiques de Cannes (RCC) 2023.

Ce n’est pas une semaine comme les autres pour les étudiants en spécialité cinéma du lycée Bristol, à Cannes. “On a eu hâte de ces RCC parce qu’on découvre de nouveaux films”, affirme Anaelle Thery, élève de 1ʳᵉ. Sa camarade, Selena Di Maria, poursuit : “le matin, on travaille sur des ateliers scénarios, l’après-midi, on va voir deux films”. Pour ces étudiants, les RCC sont l’occasion de rencontrer réalisateurs, acteurs et scénaristes tels que Victor Saint Macary, au cours d’un atelier sur le scénario. “Il nous a appris à éclaircir nos idées, à les condenser dans un court-métrage”, indique Selena Di Maria. Un point crucial dans l’optique de réussir leur projet de fin d’année : Séquence Femmes, la réalisation d’un court-métrage axé sur le consentement, en partenariat avec France Télévision.
“Comprendre les choix de scénarisations”
Parmi les films qui ont marqué, les élèves, HLM Pussy est le nom qui ressort le plus. Et pour cause, “le film traite du même sujet que notre court-métrage. Cela nous a aidé dans l’écriture de notre scénario”, confie Selena Di Maria, devant le cinéma des Arcades. Chaque échange avec un professionnel permet aux élèves de “mieux comprendre quelles sont les intentions et la vision du réalisateur, de comprendre les choix de scénarisations et de musique”, indique Lola De Marco, en spécialité cinéma. “On peut aussi voir ce qu’on peut faire avec un petit budget et cela nous inspire beaucoup”, ajoute-t-elle.
Un levier pour parfaire sa culture ciné
Être en spécialité cinéma, c’est de la théorie et de la pratique. “On fait beaucoup d’analyse de films. On travaille sur des scénarios, ensuite, on les tourne.”, note Thaïs Roubeyrie. Cet enseignement façonne l’esprit critique des élèves, qu’ils appliquent au cours des RCC, à l’image d’Ariana Das Reis. “Cela change mon regard sur les films, parfois, je me dis, “oh ce film est bien réalisé !” Au-delà du statut de spectateur, les élèves touchent au cœur du métier, comme le souligne leur enseignant en cinéma, Romain Gimenes : “c’est plus enrichissant quand ce sont des gens du métier qui parlent des tenants, des aboutissants, des difficultés du cinéma”. Pour des lycéens en plein apprentissage, “l’idée, c’est aussi de parfaire leur culture cinématographique et de reparler des films en classe”, conclut-il, sourire aux lèvres et lunettes de soleil sur le nez, prêt à profiter de cette semaine unique.
Aurélian MARRE et Flavie VEILLAS
