Après sa création en 1948, la 2CV de Citroën est rapidement devenue une star du grand écran. Indissociable de certains classiques du cinéma français, la 2CV a été tour à tour héroïne ou simple figurante, et certaines de ses apparitions sont devenues intemporelles.

1965, Le Corniaud. Une 2CV conduite par Bourvil explose dès la scène d’ouverture. « Elle va marcher beaucoup moins bien, forcément », clame l’acteur à son camarade de jeu Louis de Funès, alors que sa voiture est complètement détruite. Cette séquence mythique du cinéma français a sûrement fait de cette 2CV bleu-gris la plus connue de toutes celles passées sur le grand écran.
La saga des Gendarmes de Saint-Tropez avec, entre autres, la voiture de la religieuse, Un crime au paradis avec Jacques Villeret ou bien encore le premier volet de la saga Taxi, sorti en 1998… Dans tous ces films, une 2CV apparaît à l’écran, de simple figurante à personnage clé de l’intrigue. Depuis la seconde moitié du XXe siècle, des dizaines de productions françaises ont mis en scène la 2CV, symbole français et icône du cinéma.
Une inspiration pour Citroën
De grosses productions américaines ont même utilisé la 2CV, à l’instar de Rien que pour vos yeux, le douzième opus de la saga James Bond sorti en 1981. Carole Bouquet y sauve la peau de Roger Moore avec sa 2CV jaune vif. Une série limitée de 2CV a par ailleurs été inspiré de cette scène. Citroën a mis en vente 500 exemplaires d’une 2CV spéciale 007 après la sortie du film.
Alors, pourquoi cette voiture a réussi à se faire une place à part dans le septième art ? Pour Jean-Luc Chetcuti, passionné de 2CV, « elle véhicule une idée, une bonne humeur, de la gaieté, et de la simplicité. Elle fait rire aussi, quand on la voit s’effondrer dans Le Corniaud. Elle est représentative de la France du peuple, des gens simples. C’est la voiture de la liberté, de la jeunesse. C’est une voiture sympa, populaire. »
Si elle était très utilisée au cinéma au siècle dernier, l’arrêt de sa production, dans les années quatre-vingt-dix, n’a pas signé la disparition de cette voiture iconique sur grand écran. Les 2CV sont encore aujourd’hui utilisées par les réalisateurs, pour témoigner d’une époque par exemple. C’est le cas du film Boule et Bill, sorti en 2013 et dont l’intrigue se déroule en 1976. La famille se déplace dans une 2CV rouge, emblématique de l’époque.
Une 2CV même pour Astérix !
Plus récemment, en 2022, la 2CV a encore fait son apparition au cinéma, aux côtés d’Astérix et Obélix. Dans L’Empire du Milieu, la dernière adaptation cinématographique des deux Gaulois, signée Guillaume Canet, une réinterprétation façon véhicule hippique de la 2CV fait son entrée. Un châssis de bois destiné à être tracté par deux (vrais) chevaux, une demi-carrosserie de 2CV en métal pour la partie arrière. Plus commercialisée depuis 1990, la 2CV n’en a pas fini d’apparaître sur le grand écran.
Clément GUILLONNEAU
édité par C.G.
