Il y a un an, le 9 janvier au soir, Hugo Lloris, capitaine des Bleus, annonçait sa volonté de quitter l’équipe de France. Tout récemment, il a quitté l’Europe en s’engageant avec le Los Angeles FC. À Nice, son club formateur, on se souvient de ses débuts avec nostalgie.

C’est à 10 ans que Hugo Lloris est repéré par Dominique Baratelli, un joueur niçois. Il lui fait rejoindre l’OGC Nice et quitte donc son petit club de Cimiez, quartier dans le nord de la ville. Avant de partir vers sa grande carrière, c’est là qu’il fait ses premiers matchs. Régis Bruneton, au club du CEDAC de Nice, aujourd’hui devenu le FC Cimiez, y sera son premier entraîneur.
Pendant quatre ans, il observe le jeune Hugo accumuler les exploits. Aujourd’hui retraité, Régis Bruneton se souvient des matchs qu’il surveillait de près. Il raconte d’ailleurs, avec le sourire aux lèvres, l’ennui de Lloris face au niveau de ses camarades : “sans prétention, il demandait à quitter les buts pour jouer à d’autres postes. Il s’ennuyait ! Il bloquait toutes les balles et gagnait déjà 4-0 à tous les matchs !”
Aujourd’hui, le joueur professionnel reste proche de son entraîneur et le contacte à chacun de ses retours sur Nice. Après avoir gagné la Coupe du Monde 2018, le gardien est invité à la mairie de Nice pour célébrer cet exploit. Et c’est sans hésiter qu’il convie Régis Bruneton à l’accompagner à cet événement. Celui-ci affirme d’ailleurs tout son soutien à la décision d’Hugo Lloris de quitter la scène internationale : “Il a tout gagné, il part en héros”.
Le budget de son premier club démultiplié grâce à lui
Le club et sa renommée sont, eux aussi, rattachés à Hugo. Selon Alexis Crus, actuel président du FC Cimiez : “les autres clubs savent que nous avons formé Lloris et c’est une fierté”. Un sentiment que partagent également les jeunes joueurs : “quand les enfants le découvrent, ils ressentent une certaine fierté d’être au club, c’est un enfant du pays”. Le joueur n’oublie pas ses origines. Depuis sa professionnalisation, il a fait de nombreux dons au club de son enfance. En 2010, grâce au gardien, le budget du club passait de 2 000 à 100 000 euros. À l’occasion de la coupe du monde, le nouvel ex-capitaine des bleus posait fièrement avec un maillot du FC Cimiez, comme ses coéquipiers, chacun avec leurs clubs de cœur. Une image qui a ravi le club ainsi que les Niçois, tous fiers du joueur désormais mondialement reconnu.
Lili-Jeanne BLUTEAU et Eulalie MEREL
