Il existe trois écoles de parfumerie en France dont une à Grasse. Elle prépare à de nombreux métiers qui nécessitent tous un odorat développé.

Dans le laboratoire de l’École supérieure de parfum de Grasse, les étudiants analysent des flacons de matières premières. En les sentant, ils doivent reconnaitre la date de leur récolte, leur prix, leur provenance et savoir avec quoi ces matières peuvent être associées. Pendant les cours de création, les élèves doivent aussi reconstituer une odeur en faisant plusieurs essais différents. « Selon moi, pour exercer le métier de nez, il faut avoir une sensibilité aux odeurs au départ et ne pas les craindre, car on sent durant des heures ! », déclare Mae Raynard, étudiante en deuxième année à l’École supérieure de parfum de Grasse. Les deux dernières années du cursus en cinq ans portent sur la création et le management. Dans les trois écoles de parfumerie en France, les élèves étudient des matières scientifiques comme les mathématiques, la chimie et la biologie. Ils ont aussi des cours de culture générale et d’histoire de l’industrie du parfum.
Travailler son odorat en dehors des cours
Les futurs parfumeurs doivent humer au moins une dizaine d’odeurs différentes chaque jour. « Si je ne sens rien pendant une semaine, c’est la catastrophe parce que mon nez sera moins sensible », raconte Mae Raynard. À la fin de leur formation, les élèves doivent être capables de reconnaitre plus de 300 odeurs différentes. « Le travail de mémorisation d’une odeur est difficile. Il faut sentir un maximum pour développer sa mémoire olfactive », assure Emma Gérard, étudiante. Les étudiants doivent aussi faire attention à ne pas heurter la sensibilité de leur nez. « Il ne faut pas fumer, ni boire d’alcool, ni manger trop épicé. Il ne faut pas se lancer dans ce métier si on n’est pas passionné », affirme Mae Raynard.
Trois groupes de métiers dans l’industrie du parfum
Pour chaque groupe de métier, des compétences olfactives sont nécessaires. Il existe de nombreux débouchés dans le domaine de la parfumerie. Les étudiants peuvent exercer un « métier créatif ». Cela comprend les métiers de nez, de préparateur, d’aromaticien, et d’analyste sensoriel. « Le préparateur est l’assistant du parfumeur. L’aromaticien est spécialiste du goût. L’analyste sensoriel teste les parfums », explique Emma Gérard.
Les métiers liés à la gestion de projet et à la vente font partie du deuxième groupe de métiers. Ce sont les chefs de projet et les conseillers en parfumerie. Il existe aussi des métiers techniques liés à la conception des produits comme celui de technicien supérieur de produits.
Laura KHIL
édité par L.K.
