Anny Courtade : « Porter la flamme olympique est une fierté »

Le 18 juin 2024, à l’occasion des Jeux Olympiques de Paris, Anny Courtade portera la flamme olympique lors de son passage à Cannes. La présidente de l’AS Cannes Football ne s’attendait pas à être sélectionnée. Elle voit ce privilège comme un symbole d’espoir et d’encouragement aux générations futures.

Anny Courtade, ancienne présidente du Racing Club de Cannes Volley-ball féminin. Le
club est deux fois champion d’Europe et dix-neuf fois champion de France. Photo Suzie Fichot

« C’est une divine surprise », confie Anny Courtade avec un large sourire. À 84 ans, la femme d’affaires a été choisie pour porter la flamme olympique. Un honneur qui la remplit de fierté et d’émotion. La flamme partira d’Athènes fin avril 2024 avant d’arriver à Cannes le 18 juin. Officier de la Légion d’honneur, médaille d’or de la jeunesse et des sports, croix d’or du mérite et du dévouement français… La liste des distinctions d’Anny Courtade est longue. Être désignée pour porter la flamme olympique semble être une consécration pour cette femme qui a dédié sa vie au sport et à l’entrepreneuriat. « Je suis très fière, les JO c’est une fois tous les quatre ans, l’événement le plus médiatisé au monde. Et les faire à Paris, ça se fera une fois par siècle », explique-t-elle avec excitation.

L’olympisme, une passion de toujours

Anny Courtade a toujours vibré au rythme des Jeux olympiques. En 2004, elle a eu le privilège d’assister à la cérémonie d’ouverture à Athènes. Un souvenir gravé dans sa mémoire. « C’est le rassemblement de toutes les nations, de tous les sports, il y a une communion, un partage », raconte-t-elle, émue. Pour l’ancienne présidente du Racing Club de Cannes, porter la flamme olympique est un aboutissement. « C’est doublement symbolique, car toute sa vie, on essaie de cultiver d’abord sa flamme intérieure », souligne-t-elle. Anny Courtade souhaite retrouver les valeurs de l’olympisme : amitié, tolérance, excellence. Ce sont les maîtres-mots qui ont guidé la porteuse de la flamme au cours de son parcours de vie.

« Je suis très fière au nom des miens et au nom des femmes »

Honneur, respect, reconnaissance sont autant de valeurs que la présidente de l’AS Cannes Football éprouve envers ceux qui l’ont choisi. Anny Courtade s’est démenée toute sa vie. Fille d’émigrés italiens, elle devient ensuite orpheline. Ses parents adoptifs décèdent lorsqu’elle est jeune. Elle perd sa mère à l’âge de 2 ans, puis son père à 20 ans. Un parcours de vie « cabossé », mais qui, selon elle, lui a certainement donné la force de réussir. « On n’a qu’une seule certitude dans la vie, c’est que l’on nait et que l’on meurt. Mais on ne connaît ni le jour ni l’heure, le temps qui nous est imparti, on ne le connaît pas. », explique la cannoise. Anny Courtade a fait le choix de mettre ce temps à profit en évoluant dans le domaine de l’entreprise et du sport. « Je suis très fière au nom des miens et au nom des femmes », confie-t-elle.

La flamme olympique : un message d’espoir pour les générations futures

Anny Courtade ne voit pas son parcours comme une exception. En transmettant la flamme, elle souhaite partager sa détermination avec les jeunes générations. « Puisque moi, je l’ai fait, vous pouvez le faire et vous devez le faire » martèle-t-elle. Un message d’espoir et d’encouragement à se dépasser, à s’engager et à « être des passeurs de lumière ». Avide d’excellence, la femme d’affaires a toujours placé le bonheur et le partage au cœur de ses valeurs. « Le bonheur, c’est ici et maintenant, on peut le comparer à un parfum. Vous le portez en vous, mais le partagez aux autres », confie-t-elle. C’est avec cette flamme intérieure et ce désir de partager qu’Anny Courtade s’apprête à vivre un moment unique, symbole de l’esprit olympique et de l’espoir qu’il porte pour le monde.

Suzie FICHOT

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