Résidents pornicais depuis leur enfance, les deux skippers Émile Amoros et Lucas Rual se préparent pour les Jeux Olympiques de voile 2024 de Paris. La participation aux jeux a un coût. Ces skippers talentueux, en quête de gloire aux prochains jeux, trouvent dans leur communauté un soutien important. La ville de Pornic, son agglomération et les entreprises du territoire se mobilisent pour aider les athlètes.

Alors que les JO de Paris arrivent à grands pas, la ville de Pornic met tout en œuvre pour aider ses skippers. Après 10 années sans que la France remporte de titre international dans le domaine de la voile, Émile Amoros et son coéquipier Lucas Rual ont décroché le titre de champion d’Europe en novembre dernier. Ils ont accompli cet exploit sur le plan d’eau de Vilamoura, au Portugal, à bord de leur 49er, une classe de dériveurs légers monotypes à deux équipiers. Une grande étape dans la course pour les JO 2024. Le Pornicais et son complice d’Arzal (56) mettent tout en œuvre pour atteindre leur objectif.
Un bateau tout frais payé
Il faut compter environ 15 000 euros pour un voilier qu’utilisent presque tous les régatiers visant les JO. Un budget conséquent pour ces deux skippers. L’agglomération de la ville de Pornic a financé ce bateau afin que les athlètes puissent se préparer dans des conditions optimales. Émile Amoros souligne qu’il s’agit d’une action “cruciale”, permettant ainsi de réorienter leurs ressources financières vers d’autres aspects de leur préparation. En contrepartie, Émile intervient dans des écoles de l’agglomération où la pratique de la voile est une option proposée par l’établissement. Les élèves et le professionnel échangent sur le sport, le milieu de la mer, la pollution, mais également sur des sujets plus larges comme la gestion du stress. Les deux parties sont gagnantes. “Ce sont des expériences enrichissantes” indique Émile, tant pour lui que pour les jeunes élèves.
Une communication gérée par la mairie
Pour les JO de Tokyo en 2020, la mairie de Pornic avait organisé une campagne de publicité autour des deux skippers. Une affiche géante des deux athlètes sur la minoterie de Pornic était une de leurs actions. Jean-Michel Brard, maire de Pornic, a confirmé sa volonté de réitérer ce genre d’actes pour les prochains jeux : “un écran géant sera mis en place pour suivre la compétition, un village sur les sports nautiques verra le jour”.
Des entreprises locales qui aident
Les entreprises locales se mettent aussi au service d’Émile et Lucas. Un club partenaire a été formé avec 25 entreprises qui réalisent des actions pour aider les skippers. Le concessionnaire de voitures Volkswagen à Pornic leur prête un camion afin de pouvoir transporter du matériel. La thalasso de Pornic, espace dédié au bien-être grâce aux soins d’eau de mer, leur ouvre ses portes pour bénéficier de soins et des infrastructures telles que la salle de sports et les piscines. La Villa Noé de Pornic, met à disposition son restaurant afin de pouvoir réunir le club partenaire et permet selon Émile de “valoriser nos partenariats”.
La fédération française de voile aide aussi les skippers, mais pas suffisamment pour tous leurs besoins. “On a monté notre équipe avec notre entraîneur et notre cuistot, donc on a des frais supplémentaires” indique Émile. C’est grâce au club partenaires et ces 25 entreprises qu’ils peuvent envisager d’aller aux JO 2024 et tout faire pour ramener une médaille.
Eliott CARON
