Une meilleure qualité de l’air permet de garantir une activité respiratoire optimale. Surveiller l’air, c’est la mission d’Atmosud, l’observatoire de la qualité de l’air en Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Un coureur inhale 80L d’air par minute – Photo Lila Hecham
Chaque jour, une personne respire en moyenne 15 000 litres d’air. Lors d’un effort physique, la quantité d’air inhalé augmente considérablement : un sportif consomme 5 à 10 fois plus d’air qu’au repos. Lorsque cet air est pollué, ses capacités respiratoires sont plus faibles et ses performances sportives aussi. Pour profiter au maximum des bénéfices du sport, les scientifiques incitent à adapter l’activité physique en fonction de la qualité de l’air ambiant. Atmosud, l’observatoire de la qualité de l’air en Région PACA, a mis en place un nouvel indice de la qualité de l’air : Icair. Disponible en application mobile, l’indice Icair prend en compte les effets cumulatifs des différents polluants, permettant de mettre en évidence les zones à forte exposition.
« Il existe un indice horaire, journalier ou annuel »
L’indice Icair horaire expose le niveau de pollution selon les heures et les lieux, grâce à une échelle de couleur. Du turquoise au violet, c’est-à-dire d’une bonne qualité de l’air à une pollution atmosphérique forte, Icair évalue les risques et recommande les situations les plus propices pour pratiquer une activité sportive. Pierre Charles Maria, président d’Atmosud explique : « L’indice journalier prévoit la qualité de l’air du lendemain. » Un outil de prévision et de prévention qui fonctionne grâce à un système de mesure et des capteurs implantés dans toute la région.
6,7 millions de morts prématurées en 2019 à cause de la pollution de l’air
La pollution atmosphérique est à l’origine de nombreux effets néfastes sur la santé. « Il s’agit de conséquences pulmonaires comme des formes d’asthme, des gènes respiratoires ou encore des accidents cardiaques », précise Pierre Charles Maria. Depuis 2013, les particules de l’air extérieur sont classées cancérigènes par le Centre international de recherche sur le cancer. La dangerosité de ces particules dépend de leur composition et de leur taille. « Plus ces particules sont fines, plus elles ont d’effets néfastes dans la santé, car elles pénètrent plus facilement dans l’organisme », explique le président d’Atmosud. Les particules fines ou extra fines portant des substances polluantes présentent particulièrement un danger pour les sportifs d’extérieur. Chez l’humain, plus l’effort physique est intense, plus l’exposition à la pollution atmosphérique est forte. À l’inverse, une meilleure qualité de l’air permet de favoriser les capacités respiratoires, et ainsi améliorer les performances. Pour Pierre Charles Maria, « Le plus important, c’est d’être informé. » Il veille particulièrement à sensibiliser les populations sur les dangers de la pollution de l’air, mais aussi les bons comportements à adopter.
Lila HECHAM
