Le festival des séries a présenté Sentinelles-Ukraine au théâtre de la Licorne, vendredi 22 novembre 2024, pour sa carte blanche lors des 37ᵉ rencontres cinématographiques de Cannes.

Alors que le cap des mille jours de guerre vient d’être passé en Ukraine, le festival Canneséries a dédié sa carte blanche, que lui ont accordé les rencontres cinématographiques de Cannes, à la deuxième saison de Sentinelles : Sentinelles-Ukraine. Jean-Philippe Amar, son réalisateur, et Antoine Szymalka, le producteur, étaient présents aux côtés de Claire-Marine Pietriga, directrice artistique adjointe de Canneséries.
« Soucieux d’être justes »
À travers six épisodes, ce deuxième volet narre l’histoire du lieutenant Anaïs Collet, interprétée par Pauline Parigot. En permission, elle se trouve dans la région du Donbass, en Ukraine, avec sa compagne dans une clinique de gestation pour autrui (GPA) afin d’assister à la naissance de leur enfant. L’intrigue débute la veille de l’invasion russe et traite des premiers jours de la guerre qui chamboulent le fonctionnement de la clinique.
« C’est Thibault Valetoux, co-créateur de la série, qui a eu l’idée de traiter de la GPA en tombant sur les récits de citoyens allant chercher un bébé dans un pays en guerre. On a voulu relater des événements qui ont été vécus par les civils, confie Antoine Szymalka. On est allé chercher de la véracité, on a tourné avec des acteurs ukrainiens en Lituanie. On était soucieux d’être justes pour représenter les populations concernées. » Le tournage a eu lieu de novembre 2023 à février 2024, une partie s’est déroulée en France.
« C’est une série qu’on a trouvée super avec un sujet auquel on est particulièrement sensible à Canneséries, avoue Claire-Marine Pietriga. En tant que programmateur, on est cantonné aux dates habituelles de notre festival. Avec cette carte blanche, on peut mettre en avant une autre série et le travail de plein d’autres personnes. »
« On ne pouvait pas ne pas en parler«
Le choix de présenter Sentinelles-Ukraine, près de mille jours depuis l’invasion russe, est une coïncidence, mais illustre que « la guerre s’enlise, s’éternise, selon Frédéric Krivine, co-créateur de la fiction. Dans la série, notre but n’est pas de dénoncer la guerre mais l’impact sur les civils qui se retrouvent en situation de fragilité. »
L’attaque russe a également modifié les plans de l’équipe de Sentinelles qui souhaitait traiter du Liban pour sa deuxième saison. « On ne pouvait pas ne pas en parler alors que la guerre revenait en Europe« , soutient Frédéric Krivine.
Sentinelles-Ukraine est disponible sur la chaîne Ciné + OCS depuis le 29 octobre.
Tiphaine BERNARD
édité par T.B.
