[RCC] « Je n’ai loupé aucune édition depuis 1989 »

Parmi les milliers de cinéphiles des Rencontres cinématographiques de Cannes, Anny Turon est surement la plus passionnée. À 79 ans, cette ancienne professeure de latin originaire du Nord ne manque jamais ce rendez-vous annuel, où elle enchaîne les séances dans les salles cannoises.

Anny Turon pense déjà au futur avec les prochaines éditions des RCC. Photo Baptiste Chardelin

À l’entrée du cinéma les Arcades à Cannes, elle ne passe pas inaperçue. Entre deux salutations, Anny Turon patiente pour la projection du film The last stop in Yuma county. Cette figure des rencontres cinématographiques de Cannes est bien plus qu’une spectatrice lambda. À bientôt 79 ans, elle est sans doute la cinéphile la plus fidèle du festival.
« Je n’ai loupé aucune édition depuis 1989 », confie-t-elle avec fierté. Ce rendez-vous est pour elle l’événement de l’année : « J’étais à l’hôpital, mais je ne me préoccupais pas de mon état de santé. Je voulais juste ne pas rater les RCC, le cinéma me manquait », plaisante-t-elle. Plus de peur que de mal puisqu’elle est bien présente dans la majorité des séances, elle visionne encore : « deux à trois films par jour ». Une cadence qu’elle
regrette : « Avant c’était du matin au soir ! »

« Je n’ai loupé aucune édition depuis 1989 »

Originaire du Nord, c’est son père qui lui a transmis cette passion. Depuis lors, le cinéma anime sa vie : « J’ai fait exprès de me faire muter proche de Cannes quand je travaillais », souligne l’ancienne professeure de latin. Désormais retraitée, elle est un membre très actif de pas moins de trois associations pour les cinéphiles cannois.
Après 35 ans de RCC, Anny Turon a tout de même une petite requête : « Il faudrait des RCC plus souvent dans l’année », plaisante-t-elle en saluant le travail d’Aurélie Ferrier et de toute son équipe.

Baptiste CHARDELIN

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