Du luxe parisien à l’authenticité d’un « concept store » au Cannet

À 53 ans, Jean-François Giraudy quitte Paris pour ouvrir « Espace Apollo » au Cannet. Entre vinyles et photos, il partage ses passions et ses souvenirs d’enfance dans ce lieu unique dédié à la culture pop.

La boutique « Espace Apollo » est ouverte du mardi au samedi, au 372 rue Saint-Sauveur. Photo Maïssa Sneyaert

Dans la charmante ruelle piétonne Saint-Sauveur au Cannet, Jean François Giraudy se trouve juste en face de sa boutique « Espace Apollo ». Passionné de culture pop de vinyle et de photographie, il était autrefois manager chez LVMH et journaliste reporter. Aujourd’hui commerçant dans une petite boutique vintage. Jean François Giraudy nous transporte volontiers dans ses souvenirs. Il a passé 26 ans à Paris, à jongler entre les deadlines et les défis professionnels. Pourtant, un jour, à l’âge de 53 ans il décide de changer de cap. L’appel du Sud, la simplicité d’une vie loin du tumulte parisien, ont eu raison de lui.

Pourquoi avoir décidé d’ouvrir votre propre boutique loin de Paris ?

 « J’ai ouvert l’Espace Apollo il y a deux ans maintenant. Comme un retour aux sources, ma boutique se situe dans la rue où j’ai vécu de nombreux souvenirs d’enfance. Pour moi, cet espace est bien plus qu’un simple magasin, chaque objet y raconte une histoire, chaque vinyle vibre d’une âme singulière. Ici, j’ai le plaisir de partager ma passion avec les amateurs et les curieux de passage. Si vous me demandez par exemple quel objet a le plus de signification pour moi, je vous dirais sans hésiter que ce sont les photos. Ayant commencé la photographie à l’âge de 14 ans, elles éveillent en moi une profonde nostalgie. »

Quelle a été l’élément déclencheur ?

 « Après 26 ans passés chez LVMH en tant que manager, à enchaîner des missions de deux à trois mois, tout en consacrant quelques un de mes week-ends à écrire des articles et à faire des reportages photo pour « Le Vélo Vert » , j’ai ressenti le besoin de changer de cap. Non pas par lassitude, car il y avait toujours de nouveaux défis à relever, mais par envie de renouveau. J’ai alors décidé de mettre en avant tout ce qui me passionne pour bâtir un projet qui me tenait à cœur, un « concept store » unique en son genre. Après avoir avancée en âge en maturité et en confiance, c’était le moment pour moi de ne pas louper le bon moment. « 

Vous travaillez seul après avoir toujours évolué en équipe, cela ne vous semble-t-il pas contraignant ?

« L’aspect positif, c’est que je bénéficie d’une totale liberté, tant dans mes choix que dans la gestion de mon temps. Je m’impose mes propres contraintes, ce qui les rend plus faciles à accepter. Cependant, comparé à l’énorme structure dans laquelle je travaillais, je suis désormais seul à tout gérer. Cette différence d’échelle et d’organisation se fait évidemment sentir au quotidien. « 

Les boutiques de seconde main rencontrent un succès croissant, en grande partie grâce à leur dimension écologique. L’identité de votre boutique reflète-t-elle également cet engagement ?

« Il est évident que cette démarche de recyclage rentre complètement dans cette philosophie mais j’avouerais que ça n’était pas ma démarche première. Ce projet naissait en moi avant même ces considérations, avant que cela ne devienne un sujet d’actualité, voir de marketing pour certaines marques. »

Si votre boutique devait être résumée par une citation, laquelle choisiriez-vous ? 

« Souviens-toi, mais n’oublie jamais d’avancer. »

Maïssa SNEYAERT
édité par Célia REUNIF

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