Entraîneur depuis plusieurs décennies, Daniel Paquet a découvert le basket-fauteuil en 2015. Aujourd’hui coach des Hornets du Cannet, il vit de sa passion pour l’entraînement et partage son expérience et son regard sur le Basket en France.
Issu d’une famille de basketteurs et formé par son père au club d’Antibes, c’est naturellement que Daniel Paquet embrasse une carrière d’entraîneur de basket. Après avoir entraîné plusieurs clubs, comme Golfe-Juan ou Le Cannet Rocheville, et alors qu’il est vice-préside celui d’Antibes, le Muriautin voit son parcours prendre un tournant en 2015.
Alexandre Farrugia, président du club de handibasket du Cannet et ancien athlète paralympique, lui propose de rejoindre l’équipe en tant que coach. Daniel Paquet hésite alors : « Ce n’était pas mon sport. » Mais après mûre réflexion et discussions avec sa famille, il décide de relever le défi, reconnaissant que basket et handibasket sont similaires. « En dehors de la reprise de dribble, les règles sont les mêmes », indique-t-il.

Une passion
Fonctionnaire à la ville d’Antibes, Daniel Paquet n’est pas entraîneur professionnel. Chaque soir, après sa journée de travail, il enfile sa casquette de coach et rejoint ses joueurs. « C’est une passion avant tout », livre-t-il. À soixante ans, il sait que cette double vie a ses limites, mais il compte poursuivre tant qu’il en aura l’énergie.
Son temps libre est entièrement consacré au basket, et plus particulièrement à l’entraînement des Hornets du Cannet en handibasket. Le week-end, il est souvent en voyage, sacrifiant du temps personnel pour vivre pleinement sa passion. « J’entraîne depuis toujours, j’aime cela, je le tiens de mon père. Mes collègues s’étonnent souvent lorsque je leur annonce mes trajets aux quatre coins de la France, et parfois même à l’étranger », raconte-t-il.

Transmettre et faire grandir la discipline
Il déplore cependant le développement encore trop lent du handibasket en France, en particulier chez les jeunes. « Pour constituer une équipe, il faut réunir plusieurs joueurs, alors que dans d’autres sports, comme le tennis, on peut pratiquer seul ou à deux », explique-t-il.
Il regrette également que les Jeux Paralympiques de Paris n’aient pas apporté la visibilité espérée à la discipline : « Contrairement aux Anglais, qui ont su tirer parti des Jeux de Londres en 2012, nous n’en avons tiré aucun bénéfice. »
Nathan THISLAIR
