3 chats mangent dans le parc des Croix-des-Gardes à Cannes.

« Nous les nourrissons et les soignons » : des bénévoles au secours des chats errants

Tous les jours et plusieurs fois dans la journée, l’association Le Chat Libre Azuréen nourrit et soigne les chats errants et libres à Cannes. Pour éviter la surpopulation féline, l’association privilégie la pratique de la stérilisation.

3 chats mangent dans le parc des Croix-des-Gardes à Cannes.
Des colonies de chats sauvages, aussi appelées « îlots de chats libres », peut contenir jusqu’à 40 chats errants. Photo Léna Jauze

Dans les rues ensoleillées de Cannes (Alpes-Maritimes), au détour d’une ruelle ou au pied d’un immeuble, des centaines de chats errants vivent dans l’ombre des habitants. Depuis plusieurs années, une association se mobilise pour leur offrir un meilleur avenir : Le Chat Libre Azuréen. Cette organisation locale, reconnue d’intérêt général, œuvre quotidiennement pour protéger, soigner et stériliser ces félins, souvent livrés à eux-mêmes.

Ils sont plus de 300 bénévoles actifs du Chat Libre Azuréen. Ils viennent au secours des chats errants ou abandonnés du bassin cannois. Parmi eux, des nourriciers leur apportent à manger, d’autres les capturent et les soignent, d’autres encore, trop peu nombreux, les hébergent. Nicole-Aimée Perdomo, présidente de l’association, souligne : « c’est très difficile à quantifier, mais nous nous occupons d’environ 350 à 400 chats par an ».

« Le nombre de chats errants ou abandonnés est en recrudescence cette année », poursuit-elle. « Beaucoup d’animaux vivent dehors et ne sont pas stérilisés. Avant, les femelles avaient une pause en hiver, mais avec le réchauffement climatique, elles ont des portées quatre fois par an. »

« Il y a tellement d’animaux malheureux, nous ne pouvons pas les laisser dans la nature »

La mission première du Chat Libre Azuréen est de limiter la prolifération des chats errants grâce à un programme de stérilisation et d’identification. Cette initiative permet d’éviter la naissance de portées non désirées et de contrôler la population féline urbaine sans avoir recours à l’euthanasie. Grâce à des bénévoles passionnés, l’association capture les chats errants, les font stériliser par des vétérinaires partenaires, puis les relâche sur leur lieu de vie lorsqu’ils ne sont pas sociabilisés.

Les locaux de l’association sont situés à Cannes. Photo Léna Jauze

« Nous les nourrissons et nous les soignons. Il y a tellement d’animaux malheureux, nous ne pouvons pas les laisser dans la nature », déplore Bernard, bénévole actif sur le terrain.

Soins, nourrissage et adoptions : un engagement quotidien

En plus de la stérilisation, l’association prend en charge les chats malades ou blessés. Lorsqu’un félin est repéré en détresse, il est soigné et placé temporairement en famille d’accueil avant, si possible, d’être proposé à l’adoption. « Certains chats ont connu la maltraitance ou l’abandon, ils ont besoin de temps pour retrouver confiance en l’humain », confie Nicole-Aimée Perdomo.

Pour les chats sauvages, l’association assure le nourrissage des colonies, appelées « îlots de chats libres ». Les bénévoles déposent quotidiennement de la nourriture et veillent à l’état de santé des félins. Pour information, un îlot se trouve dans le parc de la Croix-des-Gardes.

Une équipe de passionnés

Le Chat Libre Azuréen repose entièrement sur le travail de ses bénévoles et sur la générosité des donateurs. « On dépense 45 000 € par an et la mairie nous donne 6 000 €. Faites le calcul, ce n’est clairement pas assez. » Pour collecter des fonds, Nicole-Aimée Perdomo invite les Cannois à donner. « Chaque don, même modeste, permet de payer des soins vétérinaires ou d’acheter de la nourriture », rappelle la présidente.

Grâce à cet engagement local, de nombreux félins ont déjà trouvé un foyer aimant ou une vie plus sereine dans la rue.

Léna JAUZE
édité par Sam DELAUNAY

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