Les onzes artistes internationaux diplômés du premier Symposium azuréen à la pépinière Derbez à Gassin.

Onze artistes internationaux diplômés du premier Symposium azuréen

Organisé par le sculpteur Marcel Paul, le premier symposium international de sculptures monumentales sur granit s’est déroulé du 10 au 25 septembre 2025 à la pépinière Derbez à Gassin.

Cérémonie de clôture et remise des diplômes aux onzes artistes. Photo: Auriana Zecchel

En plein cœur du golf de Saint-Tropez, la pépinière Derbez s’est lancée un grand défi en septembre : organiser le premier Symposium azuréen de sculptures monumentales sur granit. En collaborant avec Marcel Paul, un expérimenté des Symposiums, onze artistes internationaux ont pu se rencontrer et échanger durant 15 jours. Après un an et demi de préparation, ils ont fièrement assisté à la cérémonie de clôture de ce colloque de sculpteurs venus des quatre coins du monde.

« On est tous professionnels, mais on est tous admiratifs »

« On échange en permanence sur nos techniques, nos outils et notre façon d’attaquer la matière », décrit Marcel Paul, passionné. L’esprit d’équipe est partout : « On s’aide tout le temps, on se donne des conseils », renchérit-il. « Tout le monde s’est montré coopératif », ajoute Hirai Kazuyoshi, sculpteur japonais. L’ensemble des artistes sont très prisés sur le plan international. Tous partagent la même énergie créative et sont fiers de représenter la richesse de leur art. Du côté Taiwanais, Lin-Li Jen est le troisième meilleur sculpteur de son pays. « On est tous professionnels, mais on est tous admiratifs », affirme l’organisateur en souriant. Avec des styles complètement différents, les sculpteurs s’inspirent les uns les autres, jours après jour. « Comme on est dans une pépinière, on nous avait demandé, et j’ai demandé à tous les sculpteurs, qu’il y ait un rapport entre leur sculpture et les végétaux, explique Marcel Paul. Dotée d’un grand espace de verdure, la pépinière Derbez était le lieu idéal. En deux semaines, onze sculptures ont pris forme sous les yeux émerveillés des spectateurs.

Une diversité culturelle
Dès l’entrée, la diversité résonne. Marcel Paul a voulu marquer le coup en créant une sculpture représentant un japonais en mouvement intitulée « Ohayo« . Ce bonjour japonais est une façon d’accueillir les visiteurs quand ils arrivent. Le Japonais Hirai Kazuyoshi a impressionné par la prouesse technique de ses œuvres. Avec un bloc de granit d’un mètre, il a réussi à créer une sculpture de plus de quatre mètres de haut. « Il a dû percer 220 trous pour enlever le bloc du bas et le remettre par-dessus », sur le plan technique, c’est très très fort » explique Marcel Paul avec admiration. Beaucoup de Japonais sculptent sur granit, une matière dure et exigeante. Du point de vue de l’artiste, « le granit du Portugal est moins dur que le granit japonais ». Cela lui permet de garder de l’énergie en axant la finalité de son travail sur les détails.

« On est toujours conditionné par notre culture« 
Antonella Tiozzo aborde la sculpture avec une approche plus intime. « On est toujours conditionné par notre culture », affirme-t-elle. Ses œuvres se distinguent par leur discrétion. Elles demandent du temps et de l’attention de la part des visiteurs. « Au début, tu ne vas rien voir, il faut chercher et prendre le temps d’observer ».
L’artiste italienne refuse « l’art spectaculaire ou décoratif » et se tourne vers « la curiosité de l’homme ».
De son côté, Lin-Li Jen raconte : « Cela fait maintenant dix ans que je fais de la sculpture sur pierre, j’ai voyagé dans douze pays pour participer à la création d’œuvres d’art. » Pour lui, « cette réunion d’amis » permet à chacun « de s’exprimer librement ».

Auriana ZECCHEL & Juliette GUIBERT
édité par J.G.

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