« On passe trois heures sans regarder notre montre » : un nouveau café créatif ouvre à Tours

Après le succès du premier Zeste Créatif, les sœurs Talovic et Olivier Collet ont inauguré un second café céramique à Tours, en octobre dernier. Un lieu où l’esprit vacances s’invite toute l’année, loin des écrans.

Une cliente du Zeste Beach peint avec précision sur un bol en céramique. Photo Emna HAOULI

Des fresques au thème de la « pop acidulée » et des senteurs de café chaud composent un décor qui évoque un été en Floride en plein centre-ville de Tours (Indre-et-Loire). Baptisé Le Zeste Beach, ce troisième café céramique Boulevard Heurteloup imaginé par Maïda et Sabina Talovic, accompagnées de leur associé Olivier Collet, prolonge l’esprit du premier établissement rue de la Scellerie. « À Tours, il y avait une vraie demande », explique Olivier Collet, journaliste et cofondateur du lieu. « C’est une ville étudiante et très jeune, avec un potentiel créatif fort. Beaucoup de familles et d’étudiants cherchaient des activités pour se détendre autrement. » Après l’ouverture du premier café à Tours puis celui de Poitiers en juin, cette troisième adresse, ouverte le 25 octobre, vient compléter la dynamique du trio.

Pensé pour lâcher-prise

Des longues tables pour les ateliers collectifs, des fauteuils colorés pour les moments de pause, et une
playlist douce pour encourager le lâcher-prise. « L’esprit du Zeste, c’est d’abord celui de la déconnexion« , affirme Olivier Collet. « Le principe, c’est de lâcher le téléphone et les écrans pour se concentrer sur le moment présent, sur sa petite création », poursuit-il.

Une cliente est concentrée sur sa création. Photo Emna HAOULI

Comme dans les autres cafés, chacun choisit une pièce en céramique à peindre à son rythme, tout en dégustant
un café Arbol torréfié à Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire) ou un thé Betjeman & Barton. Le nouveau lieu permet d’accueillir un public plus large. « On avait beaucoup de demandes de groupes qu’on ne pouvait pas toujours recevoir correctement dans le premier café. Notamment des entreprises souhaitant renforcer leur cohésion d’équipe de manière originale dans notre établissement. Désormais, il y a de grandes tables et un espace adapté pour ces ateliers collectifs », précise le cofondateur.

« Les clients viennent peindre, mais aussi bruncher« 

« Beaucoup de personnes viennent seules, juste pour souffler, prendre une boisson, une pâtisserie, et se poser », confie Olivier Collet. « C’est comme ça qu’on a imaginé nos trois cafés : des endroits où chacun trouve son moment à soi, qui permet de passer deux, trois heures sans regarder notre montre », ajoute l’une des sœurs.

Le concept du Zeste Beach s’inspire d’un club de plage, entre esprit bohème et couleurs acidulées. « Maïda Talovic, inspirée par ses voyages aux États-Unis, voulait recréer une atmosphère donnant une impression de vacances permanentes », sourit-il. « Non seulement les clients viennent peindre, mais aussi bruncher, goûter ou prendre l’apéro. Les recettes sentent bon l’été et les ateliers plus longs permettent de créer des pièces plus ambitieuses. »

Un après-midi créatif au Zeste Beach avec sur quelques mètres un bar à « topping » Photo Emna HAOULI

« Tout provient d’artisans locaux »

Au-delà de la créativité et de la déconnexion, Le Zeste Beach revendique une philosophie simple : valoriser le fait main et le local. « Café, thé, sodas artisanaux ‘Cui-Cui‘ dont Le Zeste Créatif détient l’exclusivité à Tours et Poitiers, mais aussi pâtisseries et matériaux de céramique, tout provient d’artisans locaux », ajoute l’associé. « J’ai la chance, par mon travail de journaliste, de connaître beaucoup d’artisans locaux », explique Olivier Collet. « Quand on a des producteurs aussi talentueux à quelques mètres de chez soi, c’est dommage de s’en priver. Ces collaborations sont avant tout des rencontres humaines. On partage les mêmes valeurs », témoigne-t-il.

Du materiel de peinture est mis a disposition sur les tables des clientes. Photo Emna HAOULI

L’ouverture du Zeste Beach a d’ailleurs été célébrée dans cette même énergie collective. « Lors de la soirée d’inauguration, il y avait beaucoup d’amour, de reconnaissance et de bonnes énergies », se souvient-il. « C’est cette atmosphère que l’on veut entretenir au quotidien, avec nos partenaires comme avec nos visiteurs. »

« C’est un lieu où l’on prend le temps de créer, de rire et de se reconnecter à l’essentiel », résume Maïda Tolavic. « Un endroit où l’on vient pour faire quelque chose de pas forcément parfait, mais qui fait qu’on se sent bien et présent. Elle conclut : « À Tours, on avait besoin de refuge comme celui-ci, loin du mauvais temps et de nos écrans ».

Emna HAOULI
édité par Sam DELAUNAY

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