Une semaine : c’était le temps dont disposait le maire sortant de Nice, Christian Estrosi, pour rattraper son rival d’extrême droite, Éric Ciotti, lors de cet entre-deux-tours des municipales. Mais le pari de « la remontada » n’a pas fonctionné. La faute à la liste de Juliette Chesnel-Leroux (EELV, PS, PC), selon le candidat Horizons.

Christian Estrosi, maire déchu de Nice, avait tenu une promesse : « Nous allons faire ensemble la plus grande remontada que Nice n’ait jamais connue dans son histoire politique, déclarait-il lors de son dernier meeting, jeudi 19 mars, sur la place Saint-François. Je sais que nous passerons, dimanche soir, la ligne d’arrivée en tête en toutes circonstances. » Le 15 mars, les sondages le désignaient en deuxième position, à 30,9 %, derrière Éric Ciotti, à 43,4 %.
Ce dimanche 22 mars au soir, son pari a échoué. L’ancien maire obtient 37,2 % des voix. Onze points derrière son rival de l’UDR-RN, mettant fin à 18 ans de mandature, et à qui il s’en est pris. Il a dénoncé une « campagne délétère pour tenter d’assombrir l’image » de la capitale de la Riviera et « marquée par les fake news, les mensonges, les accords contre nature ».
La gauche responsable, d’après l’ex-maire
Le candidat Horizons n’a pas non plus manqué de critiquer la candidate EELV, Juliette Chesnel-Leroux, arrivée en troisième place, avec 14,26 %. Cette campagne « restera celle où la gauche écologiste a passé une alliance objective avec le Rassemblement national (RN). Le Front Républicain est mort ce soir à Nice […] Madame Tondelier et Juliette Chesnel-Leroux porteront pour l’histoire cette responsabilité sur leurs épaules. Cinq conseillers municipaux d’opposition justifiaient-ils une telle décision ? L’histoire, là aussi, jugera. »
Pas de mandat municipal ni métropolitain
L’homme de 70 ans a annoncé, à la fin de son discours, qu’il se consacrerait désormais un peu plus à sa famille et « à d’autres défis ». « Le mandat de maire de Nice était la clé de voûte de mon engagement politique. Après la transition républicaine, je n’exercerai pas mes mandats municipaux et métropolitains. Je quitte donc mes fonctions avec humilité, mais aussi avec fierté. »
Nicolas FONTAINE
édité par Armance POMARES
