Un nouveau centre de vidéosurveillance centralisé pour les petites communes maralpines

Au printemps 2026, un nouveau centre de visionnage de caméras de surveillance ouvre ses portes à Nice. Financé par le Département, il regroupe les flux des caméras de 31 communes des Alpes-Maritimes.

Les images des caméras de surveillance de 31 communes maralpines seront centralisées à partir du printemps 2026. Photo Illustration R.B.

Dans ses mesures pour la nouvelle année, le conseil départemental des Alpes-Maritimes annonce la création d’un nouveau centre de supervision urbain (CSU). D’ici le printemps 2026, il coordonnera 250 caméras, depuis Nice. Au total, 31 communes, comptant une population inférieure à 40 000 habitants, rejoignent la centralisation des flux vidéo.

Avec la construction d’un nouveau radar météo, le centre de supervision s’inscrit dans le budget du conseil des Alpes-Maritimes de l’année 2026. Le département, sollicité quant au coût de la mesure, n’a pas donné suite à nos questions. Parmi les communes qui participent au projet départemental, seize d’entre elles sont membres d’un syndicat mixte de gestion en devenir. 

« Un vrai soutien »

Breil-sur-Roya, Tourrette-Levens, Cap d’Ail, Tende, Castillon, Guillaumes… Pour les petites communes reculées des Alpes-Maritimes, le projet est un levier. Elles profitent de la mutualisation. « Le Département finance la création du bâtiment mais aussi les futures dépenses liées, comme son fonctionnement. Il n’y a pas d’engagement financier de la municipalité là-dessus », se réjouit Cédric Nicolas. Le secrétaire général de la mairie de Guillaumes est reconnaissant. « C’est un vrai soutien pour nous. » Selon lui, les petites communes comme celle où il exerce ne peuvent pas se permettre un tel investissement. « Les images des caméras, nous ne les visionnons que lorsque nous sommes sollicités par la gendarmerie », déclare-t-il.

Assurer la sécurité des habitants 

Les agents en poste 24h/24 et 7j/7, au centre de supervision niçois, assurent aux communes une surveillance en temps réel. « C’est un vrai avantage pour la sécurité des habitants », indique la secrétaire générale de la mairie de Tende, Isabelle Franca. « Dans le centre-ville, les caméras permettent de lutter contre la petite délinquance, les dégradations. » La commune de moins de 2 000 habitants adhère facilement au projet.

« Le projet répond à un vrai besoin. La commune n’a pas hésité », affirme la collaboratrice du projet. Si certaines des communes adhérentes au projet sont déjà dotées de caméras de surveillance, ce n’est pas le cas de toutes. « Aujourd’hui, nous n’avons pas de caméras. Nous voulons débloquer un projet de mise en place, dans le futur », informe la salariée de Tende. Toutes les villes ne seront pas en lien avec le centre de surveillance dès son ouverture. À Tende, le rattachement au centre niçois ne verra pas le jour avant 2027.

Tina PENARANDA, Robin BELTRANO
édité par Nathanaël MSIKA

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