Depuis le 1ᵉʳ janvier, les airbags Takata défectueux sont recalés aux contrôles techniques. Une ultime mesure gouvernementale pour les derniers conducteurs concernés.

En 2026, plus de 1,3 million de véhicules circulaient encore en France avec des airbags Takata, désormais classés “stop drive”. Depuis le 1ᵉ janvier, les usagers des 200 modèles touchés sont soumis à une contre-visite. Ils sont ensuite redirigés vers leurs concessionnaires pour un remplacement. En 2025, jusqu’à huit airbags par jour étaient changés chez un concessionnaire Citroën cannois.
“Nous avons dû embaucher des intérimaires, ils ne faisaient que ça de leurs journées. “C’était du jamais vu”, se souvient la gérante. Les airbags défectueux sont susceptibles d’exploser. Ils contiennent du nitrate d’ammonium, sensible à la chaleur. Ainsi, les véhicules maralpins ont été parmi les premiers rappelés.
“La simple notification ne suffisait plus.”
“Quand la personne venait au contrôle technique, une campagne de rappel était notifiée sur le rapport de contrôle technique. Cela permettait de mettre en garde les clients”, explique Élodie Marino, salariée chez Autotest Cannes. “La simple notification ne suffisait plus, le danger est là”, assure la concessionnaire Citroën. Elle ajoute : “On est obligé de bousculer les clients, c’est pour eux, pas pour nous. Il y a eu des morts.” Ces dernières années, 20 personnes ont perdu la vie, et 25 ont été blessées.
En région PACA, le constat est inégal selon les marques
“Un seul client a été rappelé depuis le début de la semaine”, souligne Thierry Bocchcampe, responsable du centre Autovision à Mandelieu. Constat similaire chez la concurrente cannoise Autotest. “Il en reste peu en circulation, explique cette dernière. Dans la région, les modèles touchés sont peu présents.”
Chez Tesla Mandelieu, le gérant assure : “Nous n’avons procédé à aucun remplacement d’airbag l’an dernier.” L’homme justifie : “On est arrivé très tard dans la région. Le rappel concerne un seul vieux modèle, ils sont surtout présents en région parisienne.”
Le changement d’un kit d’airbag peut coûter jusqu’à 1500 euros. Les concessions avancent le montant avant de se faire rembourser par le siège de l’entreprise. Pour les plus petites d’entre elles, telles que Citroën de Cannes-la-Bocca, l’avance est conséquente. “Quand on devait avancer plusieurs airbags par jour, c’était devenu compliqué.” Au total, sur un an, ce sont 60 000 euros avancés par le garage.
Noa BARBOTTE & Tina PENARANDA
édité par Chloé DUFÉTEL
